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Éric Bocquet

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Actualité

Question écrite

Michelle Gréaume attire l’attention de la Ministre de la Santé sur les cancers pédiatriques

Michelle Gréaume interpelle Madame la Ministre des solidarités et de la santé sur les cancers pédiatriques.

Le décès récent d’Augustine, petite fille de 4 ans emportée par un cancer, a bouleversé les consciences dans le département du Nord. Le combat de « Wonder Augustine » a ému et soulevé une vague de solidarité. Elle incarne désormais le combat des quelques 2500 enfants et adolescents touchés chaque année en France par un cancer pédiatrique.
500 d’entre eux en décèdent. Cette situation pose de nombreuses questions.
Outre les économies demandées aux hôpitaux et leurs conséquences (qui ne s’arrêtent pas aux portes des services d’oncologie pédiatriques), c’est la faiblesse, voire l’absence de financement des projets de recherche et des moyens accordés aux chercheurs sur les cancers pédiatriques qui interpelle.

Seuls 3% des fonds alloués chaque année à la recherche contre le cancer leur sont consacrés. Or, les scientifiques n’ont de cesse de répéter que les cancers de l’adulte et ceux de l’enfant n’ont que peu de points communs, et que les recherches tout comme les traitements doivent être spécifiquement conçus pour les enfants. Les nombreux dons collectés par les associations ne suffisent pas à combler le manque d’investissement de l’Etat dans les recherches.
Au-delà, c’est aussi la question de l’accompagnement par les parents, et les difficultés financières qui peuvent en découler, qui sont à prendre en compte. Les parents ayant un enfant souffrant d’une maladie grave peuvent parfois compter sur la compréhension de leur employeur, la solidarité de leurs collègues qui peuvent leur donner des RTT. Mais qu’en est-il quand ce n’est pas le cas ? Qu’en est-il quand la maladie dure, ou quand une rechute survient ? Quelle sécurité offre-t-on à un salarié qui devrait s’absenter durant une longue période pour s’occuper de son enfant atteint d’un cancer ?
La solidarité de chacun ne peut pas se substituer aux moyens de l’Etat en matière de santé pédiatrique.

Le collectif Grandir sans Cancer, s’appuyant sur les travaux du groupe d’études parlementaire dédié à l’Assemblée Nationale, estime que la création d’un fonds annuel d’environ 20 millions d’euros par an, dédié à la recherche onco-pédiatrique, permettrait de faire un bond en avant dans la prise en charge des petits patients, et propulserait la France au rang de leader en la matière.

C’est pour cela qu’elle interroge la Ministre sur les mesures que compte prendre le Gouvernement dans la lutte contre les cancers pédiatriques et leurs conséquences.