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Actualité

Question écrite

Avenir des services de protection maternelle et infantile dans les maternités du département du Nord

Mme Michelle Gréaume attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la fermeture programmée des services de protection maternelle et infantile (PMI) dans les maternités du département du Nord.

Le département du Nord a annoncé la fermeture des services de protection maternelle et infantile (PMI) dans les maternités pour le 31 décembre 2018. Les PMI en maternité ont pour mission d’assurer le suivi mère-enfant et veillent à la prévention des maltraitances.

Plus de 32 000 naissances sont enregistrées dans le Nord chaque année, faisant du département le 1er en nombre de naissances en France métropolitaine en 2017. De plus, notre région se démarque par le fait que l’âge moyen de la mère à la naissance est le plus bas de France métropolitaine.

L’arrondissement de Valenciennes connaît le taux de grossesses précoces le plus élevé de France. Sans cet accompagnement, de jeunes mamans, le plus souvent isolées, n’auront plus d’interlocuteurs dédiés pour répondre à leurs questionnements et apprendre à éviter les incidents.

Contrairement à ce qu’avance le département, qui parle de redéploiement et non de suppression, il n’y aura plus, en maternité, d’infirmières, de puéricultrices et d’assistantes sociales spécifiquement dédiées à l’accompagnement des personnes qui ont besoin de soutien administratif ou social. Le département compte sur les professionnels de santé pour pallier leur absence et détecter un risque éventuel pour l’enfant. Encore faudrait-il que les professionnels de santé en aient le temps et les moyens, alors qu’ils tirent la sonnette d’alarme depuis des mois au sujet du manque criant de moyens dans les hôpitaux.

Enfin, si les PMI de secteur sont, elles, maintenues dans les mêmes conditions, il semble clair que cette réorganisation se fera à leurs dépens, puisque c’est à elles que reviendra le suivi et l’accompagnement des familles non suivies à l’hôpital, et ce, sans moyens supplémentaires.

En conséquence, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour permettre le maintien de l’accompagnement médico-social dans les maternités.