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Éric Bocquet

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Actualité

Question écrite au ministre des solidarités et de la santé

Soutien de l’État aux associations caritatives

M. Éric Bocquet attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des associations caritatives au regard de la crise sanitaire du coronavirus Covid-19.

En effet, l’épidémie a malheureusement jeté de nombreuses personnes dans la précarité du jour au lendemain comme les familles touchées par le chômage partiel, les étudiants contraints d’arrêter les petits jobs, les familles monoparentales dont les enfants mangeaient à la cantine le midi, les intérimaires qui ne trouvent plus de missions, etc.

Elles ont donc été fortement sollicitées et certaines d’entre elles ont pu estimer à plus de 30 % le nombre de bénéficiaires supplémentaires accueillis.

Les maraudes ou les accueils de jour ont également été impactés.
De même que les foyers d’hébergement d’urgence qui, au regard des conditions sanitaires, ont dû réduire le nombre de places d’accueil.
Le tout, sans compter sur les problématiques de stocks.

Bien que cette situation inédite ait bouleversé les dispositifs traditionnels, les bénévoles se sont démenés pour ne pas laisser les gens seuls face aux difficultés et pour maintenir coûte que coûte l’accès des plus fragiles à l’aide humanitaire. Les associations ont ainsi été un rempart indéniable face à la crise.

C’est d’autant plus important que « dans une situation de crise, ce sont toujours les plus vulnérables qui paient le prix le plus élevé » comme a pu l’exprimer le directeur de la Croix-Rouge française.

Pour autant, ces nouveaux éléments, et les charges supplémentaires qui s’ajoutent à celles qui continuent de courir, pèsent fortement sur la santé financière des associations alors même qu’elle était déjà bien fragile avant la crise sanitaire.
Les associations caritatives ont donc plus que jamais besoin du soutien actif de l’État et de l’Union européenne, au risque qu’elles disparaissent à plus ou moins long terme faute de ressources financières suffisantes.

C’est pourquoi il lui demande quel soutien compte apporter le Gouvernement en direction des associations caritatives et s’il pense pouvoir prétendre à un soutien massif de l’Union européenne en la matière.