Expression

Du 13 juin 2019 au 20 mars 2020

Signons pour la tenue d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports De Paris

Depuis le 13 juin 2019 à 00h, et pour une durée de 9 mois, un site internet permet de se prononcer sur la tenue d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris.

Ce recueil des signatures de la population fait suite à la mobilisation de près de 300 élus, nécessaire pour la mise en oeuvre de la procédure dite du Référendum d’Initiative Partagée, prévue à l’article 11 de la Constitution.

Vous pouvez vous rendre sur : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/ pour vous exprimer et apporter votre soutien, comme Michelle Gréaume et Eric Bocquet l’ont fait, à la tenue de ce référendum.


Par des vidéos, Michelle Gréaume et Eric Bocquet ont souhaité apporter leur soutien à cette campagne de recueil des signatures, pour s’opposer à la privatisation d’ADP.


L’ensemble des parlementaires à l’initiative de la consultation citoyenne sur le référendum a adressé un courrier en date du 3 juillet 2019 à Christophe Castaner d’une part, et d’autre part au CSA, à France Télévisions, France Inter et à Radio France.

Vous pouvez consulter ces deux courriers ci-dessous.


Une conférence de presse a été organisée à Lille, en présence des parlementaires du Nord, les socialistes Martine Fillieule et Patrick Kanner, d’Ugo Bernalicis, de la France Insoumise, et d’Eric Bocquet pour le Parti Communiste, pour insister sur l’importance de refuser la privatisation des Aéroports de Paris.

Réunion des parlementaires du Nord pour sensibiliser à la tenue d'un Référendum sur la privatisation d'ADP
Réunion des parlementaires du Nord pour sensibiliser à la tenue d’un Référendum sur la privatisation d’ADP

Karine Trottein, secrétaire fédérale du PCF Nord, était également présente.

Karine Trottein et Eric Bocquet, prêts pour présenter les enjeux du RIP à la presse


Lettre d’Éliane Assassi aux sénatrices et sénateurs signataires de la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris.

Mesdames les sénatrices, Messieurs les sénateurs,

Le 15 juin prochain va débuter une période importante de la vie démocratique de notre pays.

A compter de ce jour, le recueil des signatures pour exiger la tenue d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris pourra avoir lieu.

Ainsi, pour la première fois, la procédure dite du Référendum d’Initiative Partagée, prévue à l’article 11 de la Constitution pourra être mise en œuvre.
C’est un évènement politique qui peut changer bien des choses dans notre pays.

Redonner la parole au peuple sur la question cruciale du devenir d’un service public national, dans ce contexte de crise politique et sociale profonde, peut permettre à la République de se retrouver et à la démocratie de se redresser.
A compter du 15 juin, 4.717.396 de nos concitoyennes et concitoyens, électrices et électeurs, devront être convaincus et s’unir pour imposer la tenue de ce référendum.

Le défi est grand, le chiffre est élevé. Mais l’inquiétude est forte, la colère monte face au démantèlement de la puissance publique alors que les besoins de solidarité croissent sans cesse. La mobilisation peut donc s’avérer rapide, diverse, ample, dès les premiers jours.

Nous, les parlementaires qui avons pris la responsabilité de lancer ce processus, avons une responsabilité toute particulière pour participer au lancement de ce grand élan citoyen.

C’est pourquoi je vous propose de nous revoir au plus vite avant cette date, dans la semaine du 10 juin, le mardi 11 juin par exemple, si cela peut vous convenir, pour réfléchir ensemble à notre action et prendre les dispositions qui s’imposent.

Certaine, Mesdames et Messieurs les parlementaires, de votre intérêt à la plus grande réussite de l’initiative démocratique que nous avons déclenchée, je compte sur vous pour que nous envoyions ensemble le « top départ » de cette large et passionnante campagne pour le référendum sur la privatisation d’ADP !

Dans l’attente de vos remarques, avis et accords, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.


Le 20 novembre 2019, Public Sénat publie un article sur la demande des parlementaires de pouvoir communiquer à la radio sur le référendum.

Les sénateurs PS et PCF écrivent à la PDG de Radio France

Les parlementaires à l’origine du projet de référendum d’initiative populaire sur la privatisation d’Aéroports de Paris veulent se payer des spots sur Radio France. Devant le refus de la radio publique, les sénateurs de gauche ont décidé d’écrire à Sybile Veil, patronne de Radio France.
Par François Vignal

Ils veulent se payer des spots. Encore faut-il trouver où les diffuser. Les 248 parlementaires de gauche et de droite qui demandent un référendum d’initiative populaire (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) veulent financer des spots radios pour informer les citoyens, à défaut de spots officiels du gouvernement. De quoi, espèrent les parlementaires, donner un coup de pouce au recueil des 4,7 millions de signatures nécessaires, qui marque le pas. Le compteur approche quand même le premier million.

Refus de Radio de France pour ne pas « choquer les convictions politiques des auditeurs »
Pour produire ces spots, les députés et sénateurs sont prêts à se cotiser et à payer de leur poche. « Tout cela a un coût. Un spot de 30 secondes, c’est 6.000 euros » expliquait le 12 novembre Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE (à majorité communiste) du Sénat. Mais deux jours après, c’est la douche froide. France Inter annonce en direct le refus de Radio France. « Donner la parole à l’opposition sur ce sujet, ça peut paraître clivant » explique un journaliste à l’antenne, alors qu’une campagne d’information émanant du « ministère de l’Intérieur, qui héberge cette pétition, (…) serait évidemment relayée ». On précise au passage que le coût des spots serait de près de 100.000 euros.

Le refus est motivé par l’article 37 du cahier des charges de Radio France. Il affirme que « les messages publicitaires ne doivent contenir aucun élément de nature à choquer les convictions religieuses, philosophiques ou politiques des auditeurs ».

« Etonnement face aux divers sons de cloches »
Les sénateurs de gauche, à l’origine de ce RIP sur ADP, ne veulent pas en rester là. Ils ont très officiellement écrit à Sybile Veil, PDG de Radio France, ce mercredi. « Quelle information civique pourrait "choquer les convictions religieuses, philosophiques ou politiques des auditeurs" ? De plus, quelle information sur les droits des citoyens serait plus "choquante" que les incitations à acheter des actions de la Française des Jeux qui passent en boucle sur vos antennes ? » demandent le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, et Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE, dans ce courrier dont publicsenat.fr a obtenu copie. Le gouvernement diffuse en effet des spots sur la privatisation de la FDJ. Là, c’est possible, pour une campagne d’information venant du gouvernement.

Jointe par Libération, la direction de Radio France s’est montrée ensuite moins fermée. « On a simplement émis une réserve, en attendant d’avoir plus d’informations » explique un porte-parole. Une déclaration qui a poussé les sénateurs à contacter le groupe de radio publique. Ils attendent encore un retour. « Un mail demandant, auprès de vos services, des précisions sur votre réponse est resté sans réponse » écrivent les sénateurs. « Passé (leur) étonnement face aux divers sons de cloches », Patrick Kanner et Eliane Assassi profitent du courrier pour « solliciter officiellement » la réponse de Sybile Veil. Ils précisent vouloir des spots « informatifs, rémunérés selon les tarifs et politiquement neutre ».

Tractage au congrès des maires

En attendant la réponse, les pourfendeurs de la privatisation d’ADP se sont rendus ce mercredi matin au Congrès de l’Association des maires de France. Echarpes tricolores sur l’épaule, socialistes, dont le numéro 1 du PS, Olivier Faure, et communistes, ont sensibilisé les maires. Et là, il faut se faire remarquer. « Les maires avec les parlementaires ! Venez à nous, n’ayez pas peur ! » se sont égosillés les élus. De quoi trouver quelques relais de plus, à défaut de spots radio.

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