Chroniques

Le petit grain de sable…

Macron II élu en avril, le peuple de France allait mécaniquement lui accorder une majorité confortable afin de lui permettre en toute logique d’appliquer le magnifique programme réformateur et progressiste sur lequel il fut élu.

Ça, c’était le scénario idéal mais le peuple de France en a décidé autrement le dimanche 12 juin. Evidemment, cela ne correspond en rien au « grand soir » mais c’est quand même un sacré mauvais coup que nous avons asséné à la Macronie. Des ministres au tapis, d’autres en difficulté pour le second tour, un peu moins d’arrogance dimanche soir…

On sentait bien qu’ils étaient un peu crispés les derniers jours avant le premier tour, « guillotine fiscale », « chaos économique », « faillite sociale », etc., etc. Les unes incendiaires sur le programme de la NUPES, Challenges, Le Point ; jusqu’à dimanche, jour du vote, le Journal du Dimanche tire à boulets rouges sur cette gauche rassemblée. Nul ne sait ce que donnera le second tour, mais déjà ils ont pris un coup, là-haut.

Décidément, cette élection présidentielle n’a rien réglé, Macron élu contre le pire, encore une fois. Il a pensé qu’il pouvait se dispenser d’une véritable campagne pour les législatives, pas de débats, un peu de communication. Il aura peut-être une majorité, peut-être relative, ou pas du tout, on verra.

La leçon que nous retiendrons, c’est bien que décidément aucune histoire n’est écrite à l’avance. En dépit du système électoral, de l’inversion du calendrier, d’une Constitution qui donne l’essentiel des pouvoirs à un individu, le vote des citoyennes et des citoyens perturbe un scénario ficelé d’avance.

Il y a bien sûr cette énorme abstention qu’il va bien falloir traiter comme un vrai sujet politique de fond, avancer sur la proportionnelle par exemple, remettre de l’oxygène partout dans nos institutions et notre République et puis s’attaquer aux forces de l’argent, frontalement et avec détermination.

D’ici dimanche, on fait tout pour gagner un maximum de sièges à gauche, tout n’est pas parfait aujourd’hui mais dimanche on se fait un petit plaisir, et on commence autre chose.

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