Questions au gouvernement

Question écrite au ministre de l'économie, des finances et de la relance

Augmentation du coût des matériaux pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics

Question écrite publiée au Journal Officiel le 10 juin 2021

Mme Michelle Gréaume appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la relance sur l’augmentation importante du coût des matériaux pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), dans un contexte de pénuries.

Depuis la survenue de la pandémie, le prix des matières premières nécessaires aux travaux dans le bâtiment a flambé. Ainsi, les prix du cuivre, du métal et du bois ont augmenté de 50 %, et cette hausse peut atteindre plus de 100 % pour ce qui concerne le PVC.

Tous les corps de métier sont concernés, et les grandes entreprises comme les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME) du bâtiment sont impactées.

Pour les artisans qui signent des chantiers parfois près d’un an à l’avance, cette subite flambée des prix pose plusieurs problèmes : une nécessaire révision des devis établis, un problème de trésorerie et des retards dans la réalisation des travaux, puisque cette hausse des tarifs des matières premières est liée à une pénurie mondiale.

Cette situation exceptionnelle, du jamais-vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est entretenue par certains pays ou grands acteurs du marché, qui organisent un « marketing de la rareté ».

La Chine et les États-Unis, grands producteurs, consolident en priorité leurs réserves avant de reprendre les activités d’export. Encore un exemple du déficit de souveraineté de notre pays, dépendant dans le domaine de la construction - comme dans d’autres domaines - de pays étrangers, faute de politique volontariste pour maintenir nos industries et assurer la production et l’approvisionnement des matières premières.

Afin de soutenir le secteur, en forte tension, il conviendrait de permettre de nouveau, à l’instar de ce qui avait été fait en mars 2020, de geler les pénalités de retard lorsqu’il est la conséquence directe d’une pénurie avérée de matériaux.

C’est pourquoi, elle interroge le Gouvernement sur ses intentions pour soutenir les artisans et les préserver d’éventuelles pénalités face à ces difficultés.

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