Questions au gouvernement

Services des impôts : derrière les suppressions de postes, un service public qui s’éloigne

Pouvoir rencontrer un agent lorsqu’on a une question sur ses impôts ou une situation particulière, cela reste essentiel. Pourtant, les services des finances publiques continuent de perdre des emplois.

J’ai donc interrogé le Gouvernement sur les moyens accordés aux services des impôts des particuliers. Sa réponse confirme la suppression de 550 emplois à la Direction générale des finances publiques en 2026.

Dans le Nord aussi, les effectifs diminuent. À Valenciennes, quatre emplois ont été supprimés au service des impôts des particuliers entre 2020 et 2026. Ces suppressions ont des conséquences concrètes. Pour les agents d’abord, qui doivent continuer à assurer leurs missions avec moins de moyens. Pour les usagers ensuite, qui ont parfois besoin d’un échange direct pour comprendre leur situation et effectuer leurs démarches.

Le Gouvernement met en avant les démarches en ligne, les rendez-vous, les permanences en mairie ou encore les espaces France services. Ces solutions peuvent être utiles, mais elles ne remplacent pas des agents des finances publiques disponibles et en nombre suffisant.

Le numérique peut faciliter certaines démarches, mais il ne peut pas devenir la seule porte d’entrée vers le service public. Tout le monde n’est pas à l’aise avec les outils numériques et certaines situations nécessitent tout simplement de pouvoir parler à quelqu’un.

Avec mes collègues du groupe CRCE-K, nous défendons des services publics accessibles à toutes et tous, avec une présence humaine et les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de la population. Je continuerai à porter cette exigence auprès du Gouvernement et à défendre les agents des finances publiques comme les usagers du Nord.

Un service public de proximité, ce sont d’abord des femmes et des hommes présents pour accueillir, renseigner et accompagner.

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